dimanche 25 juillet 2010

Mon cœur d'ailleurs…

 

Je porte ton cœur avec moi.

Je le porte dans mon cœur...

Je ne suis jamais sans toi.

Tu es où que j'aille, petite sœur,

et tout ce que je suis la seule à pouvoir accomplir n'est réalisé que par toi...

Je ne crains pas le destin.

Car tu es mon destin, son origine, ma toute belle...

Je ne veux d'aucun autre monde.

Car, ma toute douce, tu es mon monde, ma vérité...

Et c'est toi qui es tout ce que la lune a toujours tendrement murmuré.

Et tout ce que le soleil sublime, c'est encore toi...

 Voici le plus grand secret que personne ne devine.

Voici la racine de la racine, et le bourgeon du bourgeon, et le ciel du ciel de cet arbre nommé vie qui pousse bien plus haut que toutes les âmes peuvent espérer ou même déjà, l'esprit rêver...

Voici la merveille pour laquelle les étoiles s'illuminent :

Je porte ton cœur en moi,

Je le porte dans mon cœur...

Interprétation toute personnelle du magnifique texte lu quelque part sur la toile et reproduit ci-dessous :

I carry your heart with me

I carry it in my heart...

I am never without it

Anywhere I go you go, my dear;

and whatever is done by only me is your doing, my darling...

I fear no fate

For you are my fate, my sweet...

I want no world

For beautiful you are my world, my true...

And it's you are whatever a moon has always meant

and whatever a sun will always sing is you

Here is the deepest secret nobody knows

Here is the root of the root and the bud of the bud and the sky of the sky of a tree called life; wich grows higher than the soul can hope or mind can hide...

And this is the wonder that's keeping the stars apart :

I carry your heart

I carry it in my heart...

Edward Estlin Cummings

mardi 22 septembre 2009

À vous lire…

Souvent, lorsque je déclare en mots une intention personnelle, seule me concernant plus précisément, un curieux processus se met en place. Tout comme lorsqu'un choix se présente, j'ai la fâcheuse tendance à me retourner pour me diriger vers tout autre chose…

Je "subcontrarie" la vie :o)

Pourtant, cette fois, pleinement consciente de ce vilain penchant et bien déterminée à y résister, après avoir murement réfléchi car cela m'arrive parfois aussi, je choisis d'éditer l'une de mes rares décisions bien intelligentes puisque raisonnables et qui est de ne plus émettre ni écrire publiquement ce qu'il faut bien qualifier être de ces délires épisodiquement trop condescendants ou plus souvent, simplement très gnangnans…

Mon charabia composé évident, ce fatiguant blabla se termine ici, las de ne s'articuler que de bruit qui semble bien être la seule nature à m'être dédiée pour m'exprimer…

Alors, telle une personne bien polie mais uniquement poussée par son côté gentille petite fille, je viens déposer cette bien nommée courtoisie. Non pas démarchant la conventionnelle ou froidement, mais agissant tout simplement en suivant un élan qui naturellement tracera bien ferme le trait final et cassera en fin, le fil qui me relie à cette partie de ma vie sans pourtant que jamais je ne la renie…

Il me restait à trouver la juste formule qui n'égratignerait pas la langue que j'ai maintes fois écorchée ni ne peinerait les éventuels amateurs de ma prose bleue rose…

Adieu est quelque peu trop ambitieux même si comme Honoré de Balzac, je vous confie à Dieu, que j'implorerai pour vous, à qui je demanderai de vous faire une belle vie...

Au plaisir serait vous faire mentir…

Bye bye, ciao ou tchao sont sans aucun doute de ces mots très rigolos mais qui n'expriment pas vraiment ma pensée en ce moment quand même important. Et puis, ils sont trop du genre à texto alors que je préfère, et de loin, tartiner allégrement à tort et tout de travers…

À bientôt n'est pas le mot...

Au revoir ne convient non plus puisque cette locution à se saluer sous entend la revoyure dans un proche avenir. D'ailleurs, comment pourrions-nous nous revoir si jamais, nous ne nous sommes vus…

Que dire si ce n'est qu'à vous lire puisque je continuerai à hanter les pages des uns ou des autres sans plus ni plus les obliger à consulter la mienne qui restera suspendue ici, là, deçà…

Alors, autant bien vous l'énoncer...

samedi 15 août 2009

Devine imagine !

J'imagine… j'imagine car je ne sais. J'imagine car je pense consciemment et/ou inconsciemment. Parfois même, il m'arrive de réfléchir. Mais je crois profondément et pour toujours…

Il faut bien dire que j'ai la divagation fertile, ou plutôt, que mon imaginaire se plaît merveilleusement bien à stagner, à seulement vivoter de peu, par et pour une seule idée qui n'en est pas vraiment une mais dont je ne peux définir exactement le sens par un mot bien précis pour mieux l'accorder. En fait, je me moque d'énoncer avec justesse ou non ma pensée. Autant la laisser dériver et laisser venir toute douce, la folie…

J'imagine toutes ces personnes qui disent vouloir réaliser et parfois avoir fort bien concrétisé et matérialisé leurs rêves même les plus fous alors qu'en réalité, je ne peux atteindre le concept, l'idée (encore) qu'un rêve puisse être matière ou chose ou que sais-je encore à laisser s'égarer. Car si je comprends bien, atteindre l'aspiration fait s'en dessiner une autre dont le seul absolu est finalement l'expirer pour encore et encore en inspirer de toutes nouvelles. Un fantasme accompli découvrirait donc toujours l'ennui pour tout de même, ouvrir, agrandir l'imagination qui aurait alors bien fort à faire afin de pouvoir se réjouir à nouveau…

Je sais pourtant que tout est encore une question de vocabulaire, qu'un rêve est bien plus souvent un terrible désir ou une très forte envie ou encore un projet. Alors pourquoi ne pas dire simplement, vouloir les réaliser et/ou les avoir concrétisés sans utiliser un mot à faire rêver…

J'imagine tout aussi ces amours nés de bonnes excuses tellement justifiées par la raison, elle née d'un évènement ou par une action liés toujours au soi(s !). Je t'aime parce que tu m'aimes et t'aimerai plus encore lorsque tu m'aimeras moins. Je t'aime parce que tu m'as sauvé. Je t'aime parce que tu le vaux bien et sans doute, flattes-tu subtilement mon ego. Je t'aime surtout parce que cet amour là, m'appartient…

À nouveau, je ne saisis pas vraiment, sans doute pour ne pas réellement connaître, ni encore ne perçois bien cette notion par trop compliquée et donc, pour moi, négativement mystérieuse.

Mon besoin est autre, dévié (encore et toujours) tout en étant aussi egocentrique sans pourtant en devoir absolument justifier ses élans. Il est seulement étroitement et infiniment lié au rêve. Ces songes éthérés, hors matière, couleur et ne donnant rien à faire si ce n'est qu'être en souriant…

J'ai besoin d'aimer pour alimenter mes rêves. Simplement afin de les garder extraordinaires en les soutenant infiniment et en les nourrissant par la beauté que je perçois chez d'autres et autour, tout autour. Celle qui est là, juste là, à portée, naturelle, délicate et dédicacée au monde entier, sans devoirs particuliers et qui n'est pas à prendre, à enlever ou à voler, à s'approprier mais à découvrir. Elle seule inspire. Elle seule aère le courant et donne à venir au monde et au temps pour vibrer en vie, l'instant…

J'y crois. En tout cas, j'imagine et ça me va...

samedi 1 août 2009

Le fil…

Voici donc le week-end qui clôture définitivement mes congés. Le temps juste et suffisant pour rembobiner le fil afin de pouvoir l'ouvrager autrement. Je ne sais ce qu'en sera sa composition pourtant, j'en assurerai simplement sa beauté, celle déviée par mon seul regard, l'unique à devoir encore m'importer…

Car finalement (presque) tout le monde s'en fout et sans vouloir porter un jugement spécifique et définitif, je regrette cette belle indifférence maintenant quasi toujours affichée et qui est la véritable coupable de notre lente mort à tous…

D'ailleurs, hier encore, je n'ai pu que le constater une fois de plus pour m'en voir, une fois de trop, profondément secouée. Oh, rien de bien grave ou d'important : un blog seulement s'est envolé. Soufflé par je ne sais quel vent bizarre, il n'est plus…

Normal, banal, me direz-vous… Sans doute, peut-être, mais quand même !! Un petit mot, un au revoir ou plutôt, un adieu puisqu'il a lieu, aurait été mieux, plus élégant, tellement délicat, simplement courtois mais peut-être et curieusement trop gentil…

Enfin, je suis sans doute trop étrange pour réellement comprendre les cursus cachés, les astuces conseillées ou les divers processus demandés, qui sont tous - semble-t-il - bien appliqués en ce monde extraordinairement commun bien nommé blogosphère. Il ne me reste qu'à apprendre. M'appliquer, encore et encore, à ne pas attacher de l'importance ni à me lier aux sourires par trop généreusement donnés.

Ne dit-on pas que la répétition fixe l'information ? Et ici, si un simple click découvre immanquablement de belles personnes, il définit tout aussi, et bien vite, l'obligation raisonnable qui naît trop rapidement, leurres à se damner à l'oubli…

Eh bien, passons donc à autre chose puisque l'insouciance est la vague très, très en vogue et pas seulement pour l'été…

Pourtant, je mentirais si ainsi, j'agissais. Je n'ai d'ailleurs pas cette faculté à pouvoir évacuer l'instant et l'égarer à temps. Car je le réserve avec soin, le préserve pour longtemps…

Alors, je garde précieusement tous les moments de petits bonheurs qui ont parsemés mes vacances. Sans les ordonner par importance et sans pouvoir tous les énumérer, je peux affirmer sans mentir qu'ils m'ont infiniment comblée. Tant la mise en œuvre des travaux de peinture que j'avais projetés que le résultat final, illuminent encore mon présent. Tout comme les conversations écrites et amicales avec un homme qui est finalement et pour mon plus grand bonheur, vraiment une belle personne... Ou les magnifiques paysages immortalisés par un bûcheron d'ailleurs et maintenant ailleurs… Et la belle histoire inhalée, respirée, encore aujourd'hui présente, en réalité, dans mes rêves endormis ou éveillés et toujours pleine de cet amour si dense, tellement infini entre Edward et Bella et incluant la famille pour le rendre encore bien plus grand… Ou l'élaboration de ma bibliothèque en ligne dont l'idée originale vient du site de Marco qui m'a gentiment autorisée à le copier... Ou encore mes créations culinaires influées subtilement par l'écriture de Pierrot… Et tout aussi, mon petit coin de paradis qui doucement se verdit…

Et puis, et puis, le ciel à qui, je dis aussi, encore et encore, merci :o)

jeudi 30 juillet 2009

Le fil…

Tous les matins, j'allume l'ordinateur et par là, m'ouvre au monde extérieur. En chaque aube de vie, je sais que quelque chose se produira et j'attends sans jamais bien savoir définir quoi…

J'attends quasi depuis que je suis née non pas un lendemain meilleur mais l'instant qui dira, qui m'exprimera enfin ce pourquoi je suis là mais aussi le moment étincelle qui illuminera la vie autour, tout autour...

Alors, bien que je n'apprécie pas l'attente, je la vis quotidiennement sans véritable espérance ni présomptions. Sans bien m'en rendre compte, j'attends toujours quelque chose, non pas pour satisfaire une envie matérielle ou spirituelle quelconque ou accéder à la réalisation d'un désir bien défini mais simplement pour combler un manque latent et indéfinissable…

Seul l'arrêt du temps suspend l'attente. On pourrait en déduire et y voir une certaine concentration ou encore une particulière attention, je pointerais plutôt la densité du moment qui semble ne pas passer. Ces secondes, ces minutes ne sont alors plus calculées. Alors, je ne suis plus réalité. J'y suis sans y être, sans devoirs, desseins ou besoins à définir ou à compter. Je vis pleinement l'émotion du moment. Oh, non pas à trembler ou à frémir. Non, je suis alors vraiment, intimement intégrée en la vie elle-même. Une infime partie de la nature même. Je ne suis rien et tout à la fois. Sans identité, sans plus de personnalité, je ne suis plus individu. Je suis et accomplis belle l'évidente harmonie…

Je suis réellement différente tout en étant discrète sur ma nature profonde. J'essaie de passer inaperçue, de ne pas me faire remarquer. Je suis l'ombre qui veille et c'est peu dire…

Je ne suis ni heureuse ni malheureuse, ni triste ni contente. Pourtant, je perçois toujours ce que j'appelle beau. Tant dans les personnes croisées au hasard de la réalité ou au détour, ici, d'un simple click, et sans même avoir communément communiqué, que dans tout ce qui est éthéré simplement par et en mon regard particulier...

Et puis, il y a le ciel, immense et éternel qui jamais ne me leurre ou ne me tourmente. Il m'apaise infiniment…

Chaque jour, je saisis ce bonheur d'être peut-être uniquement une seule seconde mais elle possède cette magie à s'étendre toujours immanquablement, infiniment…