samedi 16 mai 2009

Écrire l'escalier…

Nivelé à descendre ou à monter, n'être que premier degré et ne pas viser la seconde, minutie, à grimper d'autres marches…

Originel instinctif propre au sensitif primaire, ce sens initial sans devoirs à connaître absolument et réellement le signifié : ne pas savoir, ne pas posséder la connaissance spécifique, juste et acquise ou apprise de ce que mot veut dire en réalité ni quel en est l'appelé son mieux, son usage préconisé, intelligemment conseillé.

L'entendement cheminant seulement spontanément le sens  inné du code. Ce dernier donné, posé, un beau jour, native entité découlée très logique ou accessibilité bien explicite. Et ceci, sans obligations d'en connaître la définition bien arrêtée plus tard par la langue, elle-même bien fixée par l'Académie.

Simplement, le mot se dépose naturellement nature en cette évidence cadencée et non immobilisée, ne tendant que très rarement vers la jolie convenance mais approchant toujours ou presque, sa première signification.

Je pense, je crois pourtant être et avoir été aussi influencée tant par l'usage parental ou social entendu que l'affecté viscéral vécu ou encore l'emprunté banal perçu. Je ne suis donc pas exception sauf sans doute par ce goût formé extrême fondamental…

Basique est le bon terme. Le derme appauvri… mais cependant, éveillé, un autre beau jour, au bruit qui court, le son sonnant, résonnant le mot et étrangement affirmant ses rudiments…

Ce long et délié discours pour dire simplement que je ne veux en aucun cas porter un jugement, répliquer en arguant détenir l'unique vérité même si quelques uns de mes textes tentent ce chemin ténébreux. J'erre au travers d'autres écritures et ne dépose ici que mon entendement, la sensation née par ces lectures parfois en cet écorché secoué de l'esprit accroché au sentiment désespéré rencontré, ou en l'éveil pétillé de l'âme animée pour avoir croisé de vivifiés sourires, ou encore en ce désaccordé imprécisé créé, uniquement né, par un ressenti lui bien précis et qui me dit sans pas une notion de raisons ou déraisons…

Alors la cérébralité résonne. Alors la mentalité s'écrie. Alors l'esprit prend corps…

dimanche 10 mai 2009

Fêtons la célébration…

Sans vraiment y réfléchir, j'avoue cette pensée balancée temps en temps à se dire le désir profondément enfui : j'aurais aimé avoir une maman, j'aurais aimé ce pouvoir à l'aimer en réalité…

A défaut, s'est mis en place, ce gentil clin d'œil destinée : la faculté à pouvoir rêver…

Bien sûr, je ne suis pas née d'un chou et moins encore, d'une rose mais d'une unique mêlée génétique d'au moins deux êtres vivants. Mes référents sans être références à me concevoir un "beau jour" sans bien le savoir…

Je connais ma mère sans pourtant ne l'avoir jamais fêtée, sans jamais l'avoir nommée maman ni même avoir usé de son prénom. Elle toujours vivante, je l'appelais, passé, par son nom de scène, par un joli pseudo comme nous le dirions aujourd'hui…

Maman, ce mot d'une magie infinie, était réservé à sa propre mère qui s'est vue obligée et contrainte, à un moment et après une substituée mère toute autre, à prendre le relai…

Sans entrer dans ces détails un rien ennuyeux et bien trop ténébreux, je dirais donc n'avoir que peu d'indications quant aux choses à bien faire pour être une belle personne et donc une bonne maman mais pire encore, n'avoir pas reçu en héritage, le goût d'aimer ou celui, voisin enclin à l'être…

Quelle horreur me direz-vous !

Effroi à accentuer plus encore, en vous informant que j'ai osé transmettre et non sans gènes…

Ben oui, je me suis permis sans bien y réfléchir à procréer ! J'ai donné au monde deux fils tout simplement…

Deux enfants devenus maintenant grands et qui m'ont fait naître maman. Ils ont découvert ce possible à aimer sans compter. Ils m'ont ouvert à être sans plus à devoir paraître…

Je ne peux donc prétendre l'extra à cet ordinaire. Je ne peux me vanter d'avoir accompli l'indicible ou avoir œuvré hors le commun car ce sont eux, rien qu'eux qui ont dégagé la vie…

Alors, je refuse l'évènement qui exclut l'un ou l'autre et suppose désignée, figée toute belle l'image comme je conteste le jour particulier, le seul instant à ne pas oublier...

Je rêve seulement l'espace inversé et le temps étiré pour que tous les enfants, tous les êtres vivants, que l'humanité soit célébrée en l'honorant infiniment, dans tous les gestes, ou routiniers, ou singuliers…

Le rêve est aussi une référence…

samedi 9 mai 2009

Lune si pleine…

Lune est pleine par sa balade mesurée maintenant achevée.

Elle, rond de vie isolé, se mire clarté pour nos regards fatigués. Elle, onde définie si pâle, diffuse sa pauvre lumière à pourtant défaire sensés et m'arrête de son point maintenant tout cerclé…

Elle, simple et fidèle, imaginée souvent toute vilaine et cependant si belle, ne se résignera jamais à abandonner la Terre. Elle préfère se taire pour ne pas plus encore la blesser…

Son corps différencié, non normé juste esthétique, s'offre encore et encore, sans fausse pudeur malgré son âge avancé. Simplement pour éclairer le côté noir, négligé de son vieux compagnon terrestre dont le flanc alors assombri, si triste parce que déserté, et régulièrement, par son meilleur ami Soleil qui lui, si brillant, tellement chaleureux, défini bien mieux - et faut-il le dire, un rien arrogant - ose se permettre cet écart.

Alors, elle brille tout en sachant ne jamais pouvoir égaler l'astre du jour. Même qu'elle s'en moque et se fait discrète lors de son retour. Elle s'illumine uniquement, seulement pour faire plaisir et embellir la Terre. Toute entière, elle se donne, ou bien ronde, ou berceau souriant, ou encore par d'autres formes oblongues uniquement apaisantes…

Aussi, que penserions-nous si ce couple plus que millénaire venait à se quitter…

Et que  tourne puis s'en retourne la Terre. Que seulement, Lune détourne encore cette fois la peine, la roule pour que puisse le bleu en faim dérouler toutes ses autres si belles éclairées à tant émerveiller. L'essence ciel, l'essentiel : vos inaccessibles étoiles  à toujours envier…

Je ne suis que satellite qui gravite, et évolue tout aussi autour d'un univers. Mais bien plus petit pour l'avoir volontairement, lentement, insidieusement forcé à se dépeupler. Lui, en devenir bientôt si sec, tellement aride que plus personne n'osera, ne pensera ou même n'imaginera y aluner…

Au contraire de belle dame Lune, je ne suis pas belle. Je n'ai jamais réellement existé et ne veux plus que m'en aller. Alors, astucieuse, je me défile et désenfile un à un tous les points à liens afin que lorsque mon infini ouvrage sera terminé, plus une broderie enchantée ne puisse évoquer le souvenir qu'a été ma vie…

Lune où l'autre, lunatique bien moins belle, s'éloigne peu à peu par son calcul à se panser seule, désertera en fin, l'espace Infini…T

lundi 13 avril 2009

L'isolée pensée…

Je suis seule au monde mais lorsque je le dis, ou l'écris, personne ne semble bien comprendre et atteindre le mot pour en découvrir tant sa vraie réalité que son réel signifié.

Comme le déclare le dictionnaire, je suis sans compagnie, séparé des autres non pas momentanément mais plutôt durablement. Non accompagnée, sans partenaire, je parle, ris et pleure sans interlocuteur ou sans raison apparente. Souvent, sans pas un témoin ni autres personnes et toujours, depuis toujours, sans aide, sans assistance physique ou morale, sans avoir recours à l'humanité proche ou même, bien plus éloignée…

À l'écart de mes semblables, non associée ou mélangée, je disposerais, jouirais, profiterais donc sans jamais partager…

En conséquence, mes préoccupations seraient éloignées de celles du plus grand nombre pour me singulariser par ma position, par mes choix, par mes actes…

Et bien entendu, je n'aurais pas ou plus de famille et personne ne partagerait ma vie quotidienne…

Pourtant de beaux liens m'accordent et quelques obligations s'y attachent naturellement et m'engagent à jamais.

Car, j'ai, sans posséder, deux enfants. Deux fils qui m'ont éveillée voilà maintenant bien longtemps, simplement maman. Deux êtres que j'aime plus qu'infiniment. Libres, aujourd'hui, semblés autonomes, ils construisent doucement, lentement, leur vie. J'en suis encore, j'en resterai toujours l'ombre bienveillante…

Tout aussi, Tao est là…

Et même qu'isolée, j'évolue pourtant dans la société puisqu'un boulot très apprécié réalise belle ma petite vie et m'offre gentils collègues et autres plus détournés mais fixés partenaires…

Et puis m'accompagnent, figurent ces visages délinéés, esquissés étrangement familiers : mes acolytes complices de belles histoires. Personnages assurés et azurés, ou nés de lectures sur vrai papier non mâché, ou approchés de par cette grisante virtualité, ou encore, existés par quelques sublimes images télévisées…

Alors comment faire comprendre ce particulier isolement si ce n'est qu'en me taisant...

mardi 7 avril 2009

S'égare le regard…

Tout est là, tout est dit mais toujours, et sans doute pour l'éternité, mal compris…

Si le regard dit, achemine l'onde qui naîtra pensée, cette dernière ne retient que ce qui l'illumine et qui seul lui convient. L'inconscient s'arrange et range, bien caché, l'information qui le dérange pour n'en garder que le reflet pré-fantasmé, qui justifie l'acte ou la pulsion à s'en esquisser primaire belle conscience…

Bien longtemps, j'ai pensé, j'ai bellement ou plutôt bêtement imaginé, avoir une sorte de don, posséder un réel talent pour discerner ou deviner l'autre. Mais après quelques petites observations et d'autres aérées réflexions, je n'y retrouve qu'un processus tout simplement naturel sans rien à décrier d'exceptionnel.

Car il me faut voir pour percevoir, découvrir pour ressentir et entendre pour comprendre...

Mais je ferme les yeux sur le monde pour aluner lune étrange. J'allume ces étincelles d'autres sensations où rien ne forme ma vision et ne transforme mon intuition.

Alors je vogue sans que ne vaguent d'autres vibrations.

Alors, je suis...

Alors, je vis libre et libérée de toutes ces normes à fonder nos normalités pour aimer à dévier la conscience, à dérouter l'inconscient…

Et si rien n'existait vraiment en dehors de ce que perçoit notre conscience ?