
Il y a deux moyens d'oublier les tracas de la vie : la musique et les chats...
Albert Schweitzer

Il y a deux moyens d'oublier les tracas de la vie : la musique et les chats...
Albert Schweitzer
- C’est vrai, tu es chiante mais…
Malgré ce que tu imagines, contaminée par l’une ou l’autre perception arrêtée, civilisée ou cultivée de vos curieuses sociétés, ton affection célèbre le monde, colore le ciel et déride la terre…
La pluie est peut-être ta seule amie et le vent ton unique confident, mais l’espace se parfume de ton être sans parement. La nature, par tous ses éléments, n’a le sens pour toi qu’une simple et belle offrande. Que la lumière du soleil égaie le temps ou que l’instant l’accorde éloigné, tu estimes tout ce qui vit pourvu que tu sois exceptée, ailleurs, insignifiant spectateur, tant que tu n’en deviennes pas leurre et que tu puisses vibrer ce particulier bonheur d’épuiser en fin, ton cœur…
- Tais-toi, tu me fais sourire, maître chat rêveur !
Je sens tout aussi ce que tu ressens. Tout comme tu sais ce que je tais…
Mais, tu sais… l’amour basique, sans obscurs calculs, nous égare et se doit de se dissimuler. N’oublie pas que tu n’es qu’un animal, une bête que je ne devrais pas autant estimer puisque je suis supposée être un homme, enfin une femme - non sœur puisque seule au monde - mais tout de même dite, supérieure…
D’ailleurs ton affection n’est qu’une sorte d’instinct alimentaire dixit je ne sais plus qui. Et puis, sans notion du temps, sans passé ni avenir conscients, comment pourrais-tu exprimer ton attachement…
Bien sûr, oui, je suis entièrement du même avis que toi, ce sont de drôles d’idées, bien trop humanisées, trop hautes pour nos petits esprits tout racornis ou engourdis…
Pourtant, le plaisir d’être bête est aussi de pouvoir s’exclamer : nous, on s’en fout !!
Je t’aime comme j’aime le fruit de ma chair, comme j’aime mes deux enfants, petits d’homme devenus grands sans que ce sentiment me semble déplacé, hors le sens de la vie ni ne les dérange, ou l’un, ou l’autre.
Je vous aime simplement parce que cet amour là me permet d’être moi, m'offre le plaisir nature de ne pas avoir à me farder ou à me cacher derrière une quelconque mise faussée. Il me donne le bonheur de ne rien attendre si ce n’est qu’un sourire non pas en retour de quoi que ce soit mais né impulsé vraiment par le cœur…
Là est l'instant présent. En cet espace naît la vie par sa seconde sans passé à remâcher ni avenir à vouloir conduire. Un non souvenir, hors mémoire, un don né à diluer pour toujours, beau le regard...
Ce
moi bien à soi qui peut vivre con, centré sur lui-même et parfois trop se replier, ou
s’élever et bien souvent, s’égosiller…
L’intro, cette version à l’introduire, n’affirme-t-elle pas, là, qu'il se détourne du monde extérieur alors que l’extra - à naître, son l'ego - complimenterait à l’évidence, la supposée belle déviance en son centre…
L’harmonie d’un, l’unique à poser bien humanisé, je :
- ne doit pas être seul même s’il est et restera toujours un, l’isolé…
- ne doit jamais se centrer ni se redresser et moins encore, se cintrer…
- doit se gommer pour devenir, ou ce juste vous, peut-être un gentil nous
et certainement leurre eux…
- se doit d’être mais sans y être…
- ne peut exister et donc, certainement non plus, son humanité tant
vivifiée…
Je trouve toutes ces intellections intro-versées à s’extravertir, ou serait-ce l’inverse, un peu trop à géométrie figurée par son carré emmuré et exposé, en démesure, centré…
J’aime belle la contradiction, son ton abscons, ce son qui repousse tous les nés "on"... alors, je façonnerais autrement et bien plus jolie la théorie : oublions cette humanité, si… , sublimée, bien trop égocentrée pour en redevenir l'animal simplement banal mais tellement génial ;o)

Je porte ton cœur avec moi.
Je le porte dans mon cœur...
Je ne suis jamais sans toi.
Tu es où que j'aille, petite sœur,
et tout ce que je suis la seule à pouvoir accomplir n'est réalisé que par toi...
Je ne crains pas le destin.
Car tu es mon destin, son origine, ma toute belle...
Je ne veux d'aucun autre monde.
Car, ma toute douce, tu es mon monde, ma vérité...
Et c'est toi qui es tout ce que la lune a toujours tendrement murmuré.
Et tout ce que le soleil sublime, c'est encore toi...
Voici le plus grand secret que personne ne devine.
Voici la racine de la racine, et le bourgeon du bourgeon, et le ciel du ciel de cet arbre nommé vie qui pousse bien plus haut que toutes les âmes peuvent espérer ou même déjà, l'esprit rêver...
Voici la merveille pour laquelle les étoiles s'illuminent :
Je porte ton cœur en moi,
Je le porte dans mon cœur...
Interprétation toute personnelle du magnifique texte lu quelque part sur la toile et reproduit ci-dessous :
I carry your heart with me
I carry it in my heart...
I am never without it
Anywhere I go you go, my dear;
and whatever is done by only me is your doing, my darling...
I fear no fate
For you are my fate, my sweet...
I want no world
For beautiful you are my world, my true...
And it's you are whatever a moon has always meant
and whatever a sun will always sing is you
Here is the deepest secret nobody knows
Here is the root of the root and the bud of the bud and the sky of the sky of a tree called life; wich grows higher than the soul can hope or mind can hide...
And this is the wonder that's keeping the stars apart :
I carry your heart
I carry it in my heart...
Edward Estlin Cummings

Souvent, lorsque je déclare en mots une intention personnelle, seule me concernant plus précisément, un curieux processus se met en place. Tout comme lorsqu'un choix se présente, j'ai la fâcheuse tendance à me retourner pour me diriger vers tout autre chose…
Je "subcontrarie" la vie :o)
Pourtant, cette fois, pleinement consciente de ce vilain penchant et bien déterminée à y résister, après avoir murement réfléchi car cela m'arrive parfois aussi, je choisis d'éditer l'une de mes rares décisions bien intelligentes puisque raisonnables et qui est de ne plus émettre ni écrire publiquement ce qu'il faut bien qualifier être de ces délires épisodiquement trop condescendants ou plus souvent, simplement très gnangnans…
Mon charabia composé évident, ce fatiguant blabla se termine ici, las de ne s'articuler que de bruit qui semble bien être la seule nature à m'être dédiée pour m'exprimer…
Alors, telle une personne bien polie mais uniquement poussée par son côté gentille petite fille, je viens déposer cette bien nommée courtoisie. Non pas démarchant la conventionnelle ou froidement, mais agissant tout simplement en suivant un élan qui naturellement tracera bien ferme le trait final et cassera en fin, le fil qui me relie à cette partie de ma vie sans pourtant que jamais je ne la renie…
Il me restait à trouver la juste formule qui n'égratignerait pas la langue que j'ai maintes fois écorchée ni ne peinerait les éventuels amateurs de ma prose bleue rose…
Adieu est quelque peu trop ambitieux même si comme Honoré de Balzac, je vous confie à Dieu, que j'implorerai pour vous, à qui je demanderai de vous faire une belle vie...
Au plaisir serait vous faire mentir…
Bye bye, ciao ou tchao sont sans aucun doute de ces mots très rigolos mais qui n'expriment pas vraiment ma pensée en ce moment quand même important. Et puis, ils sont trop du genre à texto alors que je préfère, et de loin, tartiner allégrement à tort et tout de travers…
À bientôt n'est pas le mot...
Au revoir ne convient non plus puisque cette locution à se saluer sous entend la revoyure dans un proche avenir. D'ailleurs, comment pourrions-nous nous revoir si jamais, nous ne nous sommes vus…
Que dire si ce n'est qu'à vous lire puisque je continuerai à hanter les pages des uns ou des autres sans plus ni plus les obliger à consulter la mienne qui restera suspendue ici, là, deçà…
Alors, autant bien vous l'énoncer...


J'imagine… j'imagine car je ne sais. J'imagine car je pense consciemment et/ou inconsciemment. Parfois même, il m'arrive de réfléchir. Mais je crois profondément et pour toujours…
Il faut bien dire que j'ai la divagation fertile, ou plutôt, que mon imaginaire se plaît merveilleusement bien à stagner, à seulement vivoter de peu, par et pour une seule idée qui n'en est pas vraiment une mais dont je ne peux définir exactement le sens par un mot bien précis pour mieux l'accorder. En fait, je me moque d'énoncer avec justesse ou non ma pensée. Autant la laisser dériver et laisser venir toute douce, la folie…
J'imagine toutes ces personnes qui disent vouloir réaliser et parfois avoir fort bien concrétisé et matérialisé leurs rêves même les plus fous alors qu'en réalité, je ne peux atteindre le concept, l'idée (encore) qu'un rêve puisse être matière ou chose ou que sais-je encore à laisser s'égarer. Car si je comprends bien, atteindre l'aspiration fait s'en dessiner une autre dont le seul absolu est finalement l'expirer pour encore et encore en inspirer de toutes nouvelles. Un fantasme accompli découvrirait donc toujours l'ennui pour tout de même, ouvrir, agrandir l'imagination qui aurait alors bien fort à faire afin de pouvoir se réjouir à nouveau…
Je sais pourtant que tout est encore une question de vocabulaire, qu'un rêve est bien plus souvent un terrible désir ou une très forte envie ou encore un projet. Alors pourquoi ne pas dire simplement, vouloir les réaliser et/ou les avoir concrétisés sans utiliser un mot à faire rêver…
J'imagine tout aussi ces amours nés de bonnes excuses tellement justifiées par la raison, elle née d'un évènement ou par une action liés toujours au soi(s !). Je t'aime parce que tu m'aimes et t'aimerai plus encore lorsque tu m'aimeras moins. Je t'aime parce que tu m'as sauvé. Je t'aime parce que tu le vaux bien et sans doute, flattes-tu subtilement mon ego. Je t'aime surtout parce que cet amour là, m'appartient…
À nouveau, je ne saisis pas vraiment, sans doute pour ne pas réellement connaître, ni encore ne perçois bien cette notion par trop compliquée et donc, pour moi, négativement mystérieuse.
Mon besoin est autre, dévié (encore et toujours) tout en étant aussi egocentrique sans pourtant en devoir absolument justifier ses élans. Il est seulement étroitement et infiniment lié au rêve. Ces songes éthérés, hors matière, couleur et ne donnant rien à faire si ce n'est qu'être en souriant…
J'ai besoin d'aimer pour alimenter mes rêves. Simplement afin de les garder extraordinaires en les soutenant infiniment et en les nourrissant par la beauté que je perçois chez d'autres et autour, tout autour. Celle qui est là, juste là, à portée, naturelle, délicate et dédicacée au monde entier, sans devoirs particuliers et qui n'est pas à prendre, à enlever ou à voler, à s'approprier mais à découvrir. Elle seule inspire. Elle seule aère le courant et donne à venir au monde et au temps pour vibrer en vie, l'instant…
J'y crois. En tout cas, j'imagine et ça me va...
Voici donc le week-end qui clôture définitivement mes congés. Le temps juste et
suffisant pour rembobiner le fil afin de pouvoir l'ouvrager autrement. Je ne
sais ce qu'en sera sa composition pourtant, j'en assurerai simplement sa beauté,
celle déviée par mon seul regard, l'unique à devoir encore m'importer…
Car finalement (presque) tout le monde s'en fout et sans vouloir porter un jugement spécifique et définitif, je regrette cette belle indifférence maintenant quasi toujours affichée et qui est la véritable coupable de notre lente mort à tous…
D'ailleurs, hier encore, je n'ai pu que le constater une fois de plus pour m'en voir, une fois de trop, profondément secouée. Oh, rien de bien grave ou d'important : un blog seulement s'est envolé. Soufflé par je ne sais quel vent bizarre, il n'est plus…
Normal, banal, me direz-vous… Sans doute, peut-être, mais quand même !! Un petit mot, un au revoir ou plutôt, un adieu puisqu'il a lieu, aurait été mieux, plus élégant, tellement délicat, simplement courtois mais peut-être et curieusement trop gentil…
Enfin, je suis sans doute trop étrange pour réellement comprendre les cursus cachés, les astuces conseillées ou les divers processus demandés, qui sont tous - semble-t-il - bien appliqués en ce monde extraordinairement commun bien nommé blogosphère. Il ne me reste qu'à apprendre. M'appliquer, encore et encore, à ne pas attacher de l'importance ni à me lier aux sourires par trop généreusement donnés.
Ne dit-on pas que la répétition fixe l'information ? Et ici, si un simple click découvre immanquablement de belles personnes, il définit tout aussi, et bien vite, l'obligation raisonnable qui naît trop rapidement, leurres à se damner à l'oubli…
Eh bien, passons donc à autre chose puisque l'insouciance est la vague très, très en vogue et pas seulement pour l'été…
Pourtant, je mentirais si ainsi, j'agissais. Je n'ai d'ailleurs pas cette faculté à pouvoir évacuer l'instant et l'égarer à temps. Car je le réserve avec soin, le préserve pour longtemps…
Alors, je garde précieusement tous les moments de petits bonheurs qui ont parsemés mes vacances. Sans les ordonner par importance et sans pouvoir tous les énumérer, je peux affirmer sans mentir qu'ils m'ont infiniment comblée. Tant la mise en œuvre des travaux de peinture que j'avais projetés que le résultat final, illuminent encore mon présent. Tout comme les conversations écrites et amicales avec un homme qui est finalement et pour mon plus grand bonheur, vraiment une belle personne... Ou les magnifiques paysages immortalisés par un bûcheron d'ailleurs et maintenant ailleurs… Et la belle histoire inhalée, respirée, encore aujourd'hui présente, en réalité, dans mes rêves endormis ou éveillés et toujours pleine de cet amour si dense, tellement infini entre Edward et Bella et incluant la famille pour le rendre encore bien plus grand… Ou l'élaboration de ma bibliothèque en ligne dont l'idée originale vient du site de Marco qui m'a gentiment autorisée à le copier... Ou encore mes créations culinaires influées subtilement par l'écriture de Pierrot… Et tout aussi, mon petit coin de paradis qui doucement se verdit…
Et puis, et puis, le ciel à qui, je dis aussi, encore et encore, merci :o)



Tous les matins, j'allume l'ordinateur et par là, m'ouvre
au monde extérieur. En
chaque aube de vie, je sais que quelque chose se produira et j'attends sans
jamais bien savoir définir quoi…
J'attends quasi depuis que je suis née non pas un lendemain meilleur mais l'instant qui dira, qui m'exprimera enfin ce pourquoi je suis là mais aussi le moment étincelle qui illuminera la vie autour, tout autour...
Alors, bien que je n'apprécie pas l'attente, je la vis quotidiennement sans véritable espérance ni présomptions. Sans bien m'en rendre compte, j'attends toujours quelque chose, non pas pour satisfaire une envie matérielle ou spirituelle quelconque ou accéder à la réalisation d'un désir bien défini mais simplement pour combler un manque latent et indéfinissable…
Seul l'arrêt du temps suspend l'attente. On pourrait en déduire et y voir une certaine concentration ou encore une particulière attention, je pointerais plutôt la densité du moment qui semble ne pas passer. Ces secondes, ces minutes ne sont alors plus calculées. Alors, je ne suis plus réalité. J'y suis sans y être, sans devoirs, desseins ou besoins à définir ou à compter. Je vis pleinement l'émotion du moment. Oh, non pas à trembler ou à frémir. Non, je suis alors vraiment, intimement intégrée en la vie elle-même. Une infime partie de la nature même. Je ne suis rien et tout à la fois. Sans identité, sans plus de personnalité, je ne suis plus individu. Je suis et accomplis belle l'évidente harmonie…
Je suis réellement différente tout en étant discrète sur ma nature profonde. J'essaie de passer inaperçue, de ne pas me faire remarquer. Je suis l'ombre qui veille et c'est peu dire…
Je ne suis ni heureuse ni malheureuse, ni triste ni contente. Pourtant, je perçois toujours ce que j'appelle beau. Tant dans les personnes croisées au hasard de la réalité ou au détour, ici, d'un simple click, et sans même avoir communément communiqué, que dans tout ce qui est éthéré simplement par et en mon regard particulier...
Et puis, il y a le ciel, immense et éternel qui jamais ne me leurre ou ne me tourmente. Il m'apaise infiniment…
Chaque jour, je saisis ce bonheur d'être peut-être uniquement une seule seconde mais elle possède cette magie à s'étendre toujours immanquablement, infiniment…
Je suis bien aujourd'hui. Je me sens vraiment bien sans avoir l'explication
adéquate à fournir pour ce tout petit bonheur d'être. Peut-être sont-ce les
travaux projetés et terminés qui me donnent ce sentiment de plénitude. Ou
serait-ce le pas vers l'acceptation réelle, presque complète de ma différence.
Ou plus que probablement, ce sont ces bonnes heures de sommeil accomplies
normalement, abouties en continuité qui me vivifient bien mieux et rehaussent
simplement si bien le moral. Mais le ciel y est tout aussi associé :o)
Sans avoir fait l'exact décompte des journées où il fut précisément comme j'aime à le regarder, je me souviens seulement qu'un bon nombre m'ont permis de l'apprécier. C'est une sorte de magie infinie. D'ailleurs, je reste persuadée être intimement liée à lui et qu'il reflète toujours ce que je ressens…
Mais ne suis-je pas complètement pénétrée d'une douce folie…
Demain est le jour du marché de la petite ville où je vis. J'envisage d'aller m'y balader. D'abord car il me plairait d'y trouver de la rhubarbe afin de préparer le confit dont la recette est généreusement offerte sur le blog de Pierrot (encore merci à lui :o) Ensuite pour acquérir quelques plantes vivaces à planter en pots pour agrémenter plus encore mon petit coin au dehors, ce minuscule univers qu'il me plairait à voir tout vert. Et finalement pour reprendre également l'habitude du monde extérieur car lentement le temps me rapproche de la fin des vacances…
Déjà, je peux les qualifier vraiment de très belles et rien que pour toutes les petites choses qu'elles m'ont offertes. Bien sûr, je ne suis pas partie vers une destination lointaine et ensoleillée qui me retournerait toute bronzée afin de prouver le parfait écoulement de ces congés. Mais puisque je préfère une météo plus tempérée, je ne peux que me féliciter de n'avoir pas migré. Car même si je suis loin de l'Alaska, j'ai pu admirer de magnifiques paysages, en autres, via les clichés pris par un gentil bucheron lors de ses vagabondages en son beau pays :o)
Comme quoi, il ne faut pas grand-chose pour ne pas être morose et voir la vie en rose. Heu, tout en bleu, c'est bien mieux !

Journée banale qui me dirait n'avoir rien à dire ou à en redire ?
Je ne sais pas très bien sauf aimer assez l'idée de parler pour ne rien dire. Pourtant, Dieu sait lui que mieux me vaut le silence. C'est rigolo d'ailleurs car avant cette fièvre d'écrire suivie de peu par toutes ces rencontres qui ont finalement mieux défini mon engagement à la solitude, je ne parlais pas. J'étais une gentille fille silencieuse souriant ici ou là et sage comme une image. Un bel ange en devenir mais arrêté net dans son envol final…
En fait, je n'ai jamais pu canaliser mes émotions. Se taire est en quelque sorte se contenir et parler déconcentre cette attention. De plus lorsque je cause trop et n'entends plus que moi dans l'éther subtil de la conversation réelle ou virtuelle et que je perçois bien autrement en cette résonnance très singulière, je ne peux que m'exhaler au silence pour percevoir à nouveau l'autre bruit, celui qui dit la vie…
D'ailleurs, la manie s'accroche encore puisque j'hésite toujours lorsque je désire commenter un texte ou une image. En premier, par peur de briser la nature parfois tellement insaisissable que souhaite l'auteur qui destinerait cette publication à une personne précise. Ensuite, par la réelle hantise d'abîmer tout simplement l'essence de l'idée, l'harmonie née lors de la création et souhaitée dans sa finalité. La notion d'intrusion me freine considérablement mais tout aussi, je ne veux absolument pas dévier le destin et donc, ma destinée…
Pourtant et encore une fois, à tort ou à raison, je laisse ici ou là, par vagues, mon sentiment né par cet élan irrépressible à la lecture d'un texte ou à la découvert d'une belle image. C'est plus fort que moi. Comme une pulsion qui sans la laisser venir serait la preuve que je ne suis pas ce que je suis…
C'est fou, non !!
Enfin, j'ai bien illustré ici n'avoir rien à dire :o))
Malgré
mon âge, comme dévié mais avoué certainement bien avancé, j'apprends tout de
même toujours et encore certains jours. En effet, je ne connaissais pas le
signifié de ces termes. En réalité, ils désignent une parole d'adieu. Ils
représentent alors une valeur sacrée.
En démonstration, voici ce que Socrate en pensait :
Selon vous, je ne vaux donc pas les cygnes pour la divination; les cygnes qui, lorsqu'ils sentent qu'il leur faut mourir, au lieu de chanter comme auparavant, chantent à ce moment davantage et avec plus de force, dans leur joie de s'en aller auprès du Dieu dont justement ils sont les serviteurs. Or les hommes, à cause de la crainte qu'ils ont de la mort, calomnient les cygnes, prétendent qu'ils se lamentent sur leur mort et que leur chant suprême a le chagrin pour cause; sans réfléchir que nul oiseau ne chante quand il a faim ou soif ou qu'un autre mal le fait souffrir; pas même le rossignol, ni l'hirondelle, ni la huppe, eux dont le chant, dit-on, est justement une lamentation dont la cause est une douleur. Pour moi cependant, la chose est claire, ce n'est pas la douleur qui fait chanter, ni ces oiseaux, ni les cygnes. Mais ceux-ci, en leur qualité, je pense, d'oiseaux d'Apollon, ont le don de la divination et c'est la prescience des biens qu'ils trouveront chez Hadès qui, ce jour-là, les fait chanter et se réjouir plus qu'ils ne l'ont jamais fait dans le temps qui a précédé. Et moi aussi, je me considère comme partageant la servitude des cygnes et comme consacré au même Dieu; comme ne leur étant pas inférieur non plus pour le don de divination que nous devons à notre Maître; comme n'étant pas enfin plus attristé qu'eux de quitter la vie !
Ce texte démontre si bien l'essence de l'univers, en tout cas, la nature naturelle de notre planète. À savoir que le décès de l'individu, du moi-je, est simplement le processus tout à fait normal de l'évolution de l'espèce et que seule la mort complète de cette dernière est la seule et véritable fin, pourtant, elle tout aussi, inéluctable…
Alors, pour se garder matérialité, l'homme s'est inventé une vie hautement supérieure dédiée aux délectations et aux distractions afin de supporter sa finalité destinée mais principalement afin de mieux accepter sa perte perçue et vue tellement égocentrée. Tenir absolument la mort éloignée et surtout, brûler le temps pour ne pas y penser. Pourtant, vivre le moment, exister dans l'instant n'est pas automatiquement synonyme de jouissances à pressants pour tous les plaisirs possibles, imaginables et tellement humains…
Hors toutes croyances, en dehors de n'importe quelles dépendances seulement en cette naturelle occurrence, il reste cette pause à simplement se poser sans plus s'interroger pour naître tout en sérénité afin de laisser véritablement venir cette belle et juste destinée…
Je vis sans vivre en moi-même,
Dans mon espoir sans limites,
Je meurs de ne pas mourir
Je
vis dans la seule confiance
Que je
dois un jour mourir...
Parce
que, par la mort, c'est la vie
Que me
promet mon espérance.
Mort
où l'on gagne la vie,
Ne
tarde pas, puisque je t'attends,
Car je
meurs de ne pas mourir...
Dans la seule confiance
De mourir un jour, je vis,
Car c'est vivre que mourir,
M'affirme mon espérance...
Mort qui nous donne la vie,
Ne tarde point, je t'attends,
Je meurs de ne pas mourir...
Thérèse d'Avila, extraits.
Mon chant du cygne est ce fil, lui étiré de toute une vie, la mienne qui très lentement s'effiloche mais encore infiniment s'accroche. Car si la mort ne m'effraie pas, elle me chagrine uniquement dans l'approche de cette seule perspective : l'après pour ceux qui me sont proches. Une bêtise à naître goutte l'eau qui existe et persiste à durer le temps qu'elle coule et compte doucement…
Tout
s'explique, se donne à concorder un jour ou l'autre…
Sans bien savoir pourquoi me vient cette idée alors que mes pensées sont un fouillis tortillé puisque non actualisé et sans temps pour tenter le ranger, je me disais aimer les chiffres. Très certainement car toujours ils expliquent, donnent la raison à n'importe quelle situation. Non pas en trichant mais en les composant tels qu'ils m'agréent dans le moment.
Je lisais quelque part que nous avons toujours le choix et je crois que le seul que nous ayons en réalité est d'être heureux ou non. Sinon, comment choisir par exemple de changer ? Avoir la latitude de modifier son apparence extérieure si elle ne nous convient pas en regard à celui de la société ? Ou pire encore, comment se débarrasser d'une maladie ou de ses séquelles imprégnées conscient et inconscient, marquées alors en nos physique et mental ?
Finalement, il faut bien convenir, au mieux concorder à l'image sans doute quelque peu, hum, idéalisée que je ne sais qui aurait dessinée…
Pourtant, je ne peux pas me chagriner d'être toute moche, vraiment laide ou investie d'effets dévastateurs générés par une méchante affection. Seulement, je ne suis pas conforme mentalement et donc, ma physionomie s'en déteint peut-être naturellement. Sais pas vraiment…
M'en fous, est alors ma première pensée alors qu'elle ment pertinemment. Car je ne m'en moque pas intimement mais par habitude, comme une raison bien formatée, je réponds par cet automatisme. En fait, pour être tout à fait honnête, je m'accroche à l'idée de me garder entière et ne pas me perdre. À tort ou à raison, c'est ma façon pour maintenir le cap tout bon. C'est vrai aussi que si je m'obligeais à l'effort de plaire, je séduirais comme n'importe qui. Mais je ne veux que l'authentique, un tic à être mais aussi à ne pouvoir me réjouir à percevoir et donc à recevoir…
Et puis, plutôt que ces idioties à non réflexions, la mise en peinture est terminée pour ce qui concerne le living. Je suis vraiment satisfaite du résultat alors mon œil sourit. De plus, le ciel - ah, le ciel si essentiel - est magique, tellement magnifique aujourd'hui qu'il pétille aussi (le droit mais le gauche tout aussi, y a droit :o)
Une heureuse surprise ajoute également du baume à la journée. L'homme auquel je faisais référence dans mon texte précédent, m'a envoyé un gentil message car il se faisait du souci pour moi.
J'avoue que son geste m'a réellement fait plaisir. Je dois faire amende honorable et reconnaître son attitude comme la preuve que je me suis trompée. Je crois même que je devrais lui présenter des excuses car je pense l'avoir blessé même si ce n'était pas ma volonté…
Sinon, je me rends bien compte n'avoir plus grand-chose à dire. Alors, plutôt que continuer à divaguer mes bêtises, je vais me taire un peu et doucement rembobiner le fil :o)

L'Ange veille pour le hasard découvrir ses chinoiseries, les siennes, celles de
cet homme qui disait vouloir être mon ami. Quelle menterie !
Je ne m'étendrai pas sur le tumulte de sentiments que ses actes éveillent en moi car il n'en vaut, en vérité, vraiment pas la peine ni non plus que j'en devienne la détestable adulte qui faux fuirait. Je resterai donc la même, lui souhaitant ce possible bon vent pour prendre définitivement le tournant qu'il désire finalement…
C'est drôle quand même, si j'écris la plupart du temps pour moi, pour me libérer en débarrassant mon esprit de toutes ces funestes pensées qui tentent de s'y accrocher, j'ai aussi besoin de montrer savoir, de prouver quelque part ma sensibilité et mon intelligence. Car même si je sais cette dernière toute petite, si cela ne me gêne aucunement d'affirmer haut et fort être bête, je déteste être prise pour une conne et que soit jugée par ce biais ma gentillesse.
Enfin, il est grand temps plutôt que toujours les ignorer de regarder bien en face les usages du net et qui me semblent malheureusement généralisés. A tort ou à raison, j'y observe ce bel esprit tellement illusoire. Dédié à l'instant pétillant de vie, suivi du moment très rapproché et irrémédiable de l'oubli. Tu me plais bien, prenons nous la main et empruntons ce beau chemin sans jamais chercher l'once d'une certaine profondeur. Soyons donc uniquement de ces amis actuels, un court laps de temps, en ces pressants pressés et limités, détachés de tous liens si ce ne sont que ceux qui, seuls, chatouillent nos egos. Et surtout ne comble jamais la place, laisse l'espace à l'autre, que dis-je, aux autres qui par un tout simple click très magique ne manqueront pas de mieux encore me charmer…
Pfft !!!
Je l'ai dit et, ouf, j'en suis libérée :o)
Le ciel se dessine sable, aujourd'hui. Il annonce le soleil et sa chaleur. Tout ce qu'il faut pour réjouir nos cœurs. Pourtant, le mien ne rêve que d'espace étendu, tel l'Alaska, un rien plus froid…
Normal puisque je suis authentiquement froide, tellement gelée, si réfrigérée, trop glacée. Bref, un vampire tout juste nouveau-né :o)))
Ils me manquent tant, tellement...
C'est parfaitement fou !
Alors, je m'accroche au bleu, cette seule réalité, ma seule substance, la matérialité quasi palpable, en tout cas bien visible et qui ne peut que me faire croire exister, un peu…
Le ciel nuageux, les murs maintenant que je m'applique si bien à peindre ou ces petits objets qui rehaussent la particulière profondeur de cette unique couleur.
Finalement, ma véritable recherche est cette vision dimensionnée qui m'illusionne si bien à penser pouvoir, juste toucher. Seulement effleurer le possible sans ne jamais oser réellement l'atteindre par peur d'irrémédiablement l'abimer…
J'aime ce qui est beau, palpé ou éthéré. J'aime ce que je trouve harmonieux comme le printemps ou l'hiver, la nature étendue, à perdre de vue et le ciel, si loin et tellement près, immensément grand, infiniment magique…
Et je ne veux pas l'altérer pour le garder et encore le regarder...

Suis bête, folle à lier et un peu triste ce soir...

Même si de nombreuses critiques tant à propos des livres que du film sont pour la plupart négatives, n'y voyant seul que ce parfait format dédié à un public adolescent pour qui, le romantisme teinté de platonisme ferait maintenant fureur ou estimant bien supérieur le succès de Harry Potter, je dois bien avouer m'en moquer éperdument !
Ces observations sont tellement petites et ne représentent seulement que la condamnation d'être (avec ou sans "s") adulte (avec ou sans "s", tout aussi :o)
Et sans doute n'en suis pas malgré mon âge quelque peu avancé. Car j'ai réellement apprécié la lecture des quatre tomes qui m'a emportée ailleurs. En dehors du cadre de la terre où l'humanité se félicite, ou de son amour conditionnel, ou de son déni à la différence…
J'estime hautement ces quelques jours à m'enfuir dans l'histoire, non sans y prendre la place de l'un ou l'autre héros mais simplement en me réjouissant vraiment de les côtoyer ce court moment.
J'aime seulement et infiniment cet amour différencié sans condition si ce n'est qu'être uniquement ce que nous sommes.
Un rêve, peut-être, sans doute. Pourtant, marcher sur la lune…
When you can live forever, what do you live for?

Plus vieux est annoncé le temps sans qu'il soit le seul à subir ou, pourquoi
pas, à jouir, de cette naturelle condition…
Je n'ai rien préparé pour le fêter. Ni acheté ces bulles à tant me pétiller ni l'exquise douceur qui pourrait si bien les accompagner. Pourtant, j'avais, tout de même, envisagé élaborer une délicieuse tarte aux fraises puisque tous les ingrédients nécessaires et pour ce faire sont maintenant à disposition. Mais le cœur en l'instant n'y est pas. Non pas que je sois triste mais plutôt très réaliste et tentée bien plus vers une réelle authenticité même si la mienne n'est plus à démontrer.
A quoi bon honorer un quelconque évènement qui serait jugé digne d'une célébration puisque je ne veux plus me leurrer. J'essaie seulement de m'accrocher plus encore aux petites choses car je dois bien admettre, une fois pour toute, n'avoir droit à ce qui me semble, à force et face à de trop nombreux échecs, impossible.
Déjà mieux vaut ne plus me mentir, il me faut reconnaître, concéder, avouer que les bonnes références me manquent. Une famille, une réelle fratrie, une mère, un père… et leur amour, et leur protection. Arrêter d'espérer la possibilité d'un rétablissement de ce juste équilibre parce que ce n'est simplement pas imaginable ni accessible et surtout réellement impossible.
Personne ne pourra jamais combler cette déficience, corriger d'une manière ou d'une autre ma seule défaillance…
Si cette intime connaissance m'éclaire, je ne suis pourtant ni envieuse ni malheureuse. Je sais simplement qu'il n'est vraiment pas bon de m'arrimer aux faux espoirs car il y a réellement ce danger de basculer définitivement là où je ne veux absolument pas aller.
Il faut dire aussi que je ne fais rien pour favoriser les relations et qu'elles soient de n'importe quelle nature. Je reste quasi cloitrée, refusant consciemment la lumière et la chaleur du soleil préférant m'isoler pour les rêver. Pfft, qu'ils pensent et même, disent tous !!
Enfin si l'amour ne m'a pas été enseigné, son inverse tout non plus.
Sinon, un des murs est tout bleu et il est magnifique :o)
Et si je confectionnais cette assurée délectable bonne tarte après avoir encore bariolé un petit mur, ou pourquoi pas deux, de ce bleu qui est ardemment mon seul vœu. Dommage que je ne sache pas représenter les nuages dans la profondeur dont ils s'offrent à mon regard. Le paysage serait ici vraiment fabuleux...
Quelques heures plus tard...

Miam !!!!
Il est beau le monde depuis quelques jours. Le soleil brille, le fond de l'air
est doux, si doux et le ciel est bleu. Lui tellement empli et plein de ces nuages à ma portée.
C'est étrange d'ailleurs qu'il suffise de si peu pour nous donner cet air
heureux alors qu'en général, nous affichons tous nos tristes états d'âme. Cet
astre est donc vraiment miraculeux !
Je n'ai jamais adoré l'été pour préférer le printemps et l'hiver. Mais à bien y réfléchir, j'apprécie également l'automne. En tout cas, sa pleine décroissance. Et finalement, l'été tout aussi pour son étendue à se détendre. Comme quoi, rien ne peut jamais être bien défini ou tout est si relatif puisque chaque saison offre de beaux moments au présent.
Le temps et son temps…
Aujourd'hui, je suis tiède comme le vent. Seulement éveillée substance depuis quelques jours par un projet particulier et bien coloré. Rien de bien extraordinaire mais qui pourtant si bien me sied. Après quelques préparatifs obligatoires, je commencerai demain à repeindre quelques murs qui en ont besoin :o)
Sinon, je suis toujours plongée dans la saga d'Edouard et Bella. J'y suis réellement attachée non pour savoir ou connaître les menus détails et le dénouement que j'espère vraiment profond et léger, mais plutôt comme pour y veiller.
C'est fou et je le sais. Pourtant, je ne peux être autre que ce que je suis. Toujours la même quelque soit le moment ou que la situation soit réelle ou rêvée. J'aime à savoir les autres heureux et plus particulièrement lorsqu'ils me sont, imaginés ou réellement, proches.
Il est d'ailleurs très difficile, voire impossible d'expliquer cette façon d'être qui n'est ni ce charisme tellement politiquement utilisé ni cette générosité à se sacrifier…
J'y reviendrai peut-être plus tard car il me tarde maintenant à reprendre ma lecture…
Retenir seulement et uniquement la journée belle pour le ciel qu'elle m'a offert. Et la gentillesse de Jérémy qui m'a simplement ravie, et le sourire de Nicolas qui nous a éclairés, et la douce présence de Tao, et ces quelques mots déposés d'un beau regard avisé... Toutes ces banalités qui ne sont pas ici la mise mais qui pourtant comptent et sont finalement ma raison d'essayer de simplement vivre encore et encore…
Le prénom Ariane fut donné, en premier, à la fille de Minos. Sacré, là signifié,
il rappelle aujourd'hui seulement une particulière légende. Elle, gardée uniquement par le fil alors
sauveur pour Thésée entré dans le fameux labyrinthe de Dédale dans l'intention
d'atteindre le Minotaure afin de le tuer.
De ce fil, encore aujourd'hui étroitement lié à ce prénom, n'en reste, ainsi combiné pour l'éternité, que seul le guide, l'égérie à conduire. L'attache magique unie pourtant et purement, tout simplement, bout à bout, présent et cœur. Non pas, absolument et trop savamment imaginé, cœur à cœur…
Car se sont oubliés, et la personne, et son élan initial, pour n'en demeurer seulement que cette singulière transposée depuis lors filée, enfilée, effilée et défilée pour tellement de semblances semblées par de trop non pertinents référés et, ou d'autres évènements vraiment injustifiés.
Alors qu'Ariane par le simple, mais hautement symbolique, don d'une pelote cordée, aida instinctivement cet homme dont il est dit, comme pour l'en excuser, qu'elle en était amoureuse.
Qu'importe pourtant le conte ! Elle aimait assurément cette personne comme bien d'autres êtres vivants mais sans que la nature exacte de cette vitalité à affectionner soit ici capitale.
Thésée mû par une généreuse mission à sauver était, naturellement, à aider.
Pour ce geste à défier réellement les divinités, elle fut purement et simplement abandonnée. Ou selon les uns, tout simplement volontairement par Thésée, ou selon d'autres, par l'ironie divine dessinée là, son seul destin. La punition originelle car tant pour les déités que le commun des mortels, donner pour rien n'est vraiment pas bien.
Aimer ne peut jamais être un acte gratuit. Alors il faut payer…
Ainsi s'immortalise le legs à travers le temps pour les héritières de la première dame, l'initiale. Car dito, ses suivantes ainsi aujourd'hui encore prénommées, sont toujours synchroniques et reprennent tant le fil que l'arrêt qui l'accompagne, cet abandon lié au don…
Les mots sont infiniment magiques. Ils disent vrai sans jamais ni tricher ou mentir. Employés, adoptés, préférés, tournés ou détournés, ils découvrent toujours subtilement mais assurément la personne qui les utilise. Un prénom, même s'il est enjolivé par nos règles d'une toute belle majuscule en est un tout aussi. Il est initial capital et loin d'être une illusion, il donne toujours le ton, déclare notre illustration vocable et s'abandonne intime et unique intonation…
Le terme n'est jamais vain…
Pas besoin, ici, de se présenter ou de bien dire la vérité. Je peux mentir, dire
des bêtises, rire ou pleurer, paraître bête ou sembler plus douée. Tout le monde
s'en fout. Ce détachement universel me permet d'inventer belle faussée la vie ou
justement l'écrire sans fabuler. Personne ne pourra jamais affirmer sa
légitimité ou confirmer sa sincérité.
Alors, j'y vais, j'y vas de ce joli pas !
Pour encore et toujours écrire mais cette fois, autrement. Plus au jour le jour en cet esprit plutôt journalier et en y mêlant doux rêves et joyeuse réalité. Je sais ce curieux besoin de communiquer et de m'exprimer. Non pas maintenant pour changer ma façonnée, mon étrange nature et affirmer mes sentiments généraux et normaux mais simplement parler plus franchement en usant délibérément de ces moi, je… Aussi, me laisser aller à croire ainsi encore au possible d'un partage et plus particulièrement dans ces moments particuliers qui m'éloigneront plus encore du monde des vivants…
Car aujourd'hui est le premier jour officiel de mes vacances. Cet espace temps tellement différent, étiré, étendu et si bien venu, dont le week-end à se finir, en était comme la préparation pour leur donner belle la couleur et juste le ton. Pourtant, cette journée commence tout comme toutes les autres dédiées au travail car j'ai à honorer un rendez-vous bien précis. Je me dois donc d'être comme toujours et comme je l'apprécie, bien à l'heure mais pour une dernière fois. Bien heureusement, cette obligation est la seule à avoir été préparée dans cette étendue à pouvoir vivre autrement. Elle ne grisera donc aucunement l'étendue toute bleue souhaitée pour sa totalité.
Et puis, malgré un tout récent et nouvel abandon et dont j'assume réellement toute la responsabilité, le ciel s'est offert à me délier la pensée.
J'ai commencé une nouvelle lecture. Un cycle de quatre beaux tomes qui m'emporte dans un monde bien plus beau que ne sera jamais la réalité de celui où je suis bien obligée d'évoluer. J'y découvre en force et douceur, la différence bien marquée d'êtres emplis pourtant d'une immense humanité pour en retenir sa plus belle acceptation d'un côté comme de l'autre de leur normalité. J'en suis au début du troisième volume, enivrée par l'histoire, y perdant le sens du réel, m'emmêlant déjà par cette vie et de celle bien mienne.
J'en suis heureuse et effrayée en même temps. Contente car une telle frénésie et une aussi grande capacité à pouvoir lire ne m'étaient plus arrivés depuis tellement longtemps. Apeurée tout aussi de perdre à nouveau la perception de la vraie réalité, de trop m'égarer et de plus pouvoir revenir vraiment entière. Sans doute, est-ce la peur inconsciente de rejoindre définitivement une vraie folie qui elle offrirait une peine bien palpable à mes enfants…
Mais qu'importe, ces jours ne sont pas dédiés aux tourments…
D'ailleurs, le hasard m'a fait découvrir une idée géniale sur un site et dont le propriétaire m'autorise gentiment à utiliser le principe. Il m'offre par là de belles heures de loisir à venir…
De plus, Edouard est bien là tandis que le cœur d'Isabella à nouveau et si fort, bat…
Je pourrai donc me consacrer et m'accrocher tant au rien subjectif qu'au tout plus logique…
Que faut-il de plus pour ouvrir toute belle cette toute première journée !
Et puis, et puis, le ciel s'ouvre en sa couleur à me faire rougir de bonheur :o))
Et chaque jour, s'éveille non pas d'une peine mais s'apaise du bonheur d'être.
L'être à l'avoir incommensurable de pourvoir l'équilibre en relevant, en
pointant seulement un tout petit rien.
Pourtant, je ne suis pas excessivement positive pour ne jamais forcer rien et toujours laisser venir tout et n'importe quoi mais sans m'accrocher à une quelconque négation. Car je sais déjà l'être auquel je m'attache à la seconde où je le croise. Je sens son inconsciente quête quelle qu'elle puisse être et malgré tout ce qu'il peut affirmer. Je sais sans poursuivre ni conserver ou entretenir l'idée, la pensée, la perception qui en deviendrait une véritable et détestable condamnation.
Seulement, laisser venir et me réjouir, parfois même m'enivrer du partage alors qu'il est généralement faussé…
Quel méprisable orgueil, me direz-vous. Et quelle déplorable façon d'être…
Peut-être sans justes réflexions. Sans doute, en cet à posteriori lorsque je l'exprime simplement comme maintenant, sans preuves à l'appui pour argumenter l'aube à développer ce croisement. J'ajouterais à cet arrêt de votre jugement, qu'il est si facile d'émettre cette aperception sans réellement témoigner des sensations qui l'ont générée…
La raison est donc entièrement vôtre.
Je préfère laisser à penser être bien laide et tellement indigne pour simplement vous rassurer. Ensemencer l'idée qui se laissera, bon gré, doucement mais immanquablement se cultiver afin que vous puissiez, vous, vous élever…
Alors, je suis rassurée. Non pas follement heureuse mais plutôt subtilement comblée par une sorte de sérénité. Elle née, et de ne pas m'être égarée, et de vous savoir là, selon ce que vous désirez. Car l'abandon, l'isolement, la solitude ne m'effraient pas en réalité puisqu'ils font effectivement et depuis toujours partie de ma vie.
A chaque jour, suffit sa bonne heure même si elle naît seconde tempo largement dépassé…